Y-a-t'il des niveaux d'autisme?

Une des questions qui revient le plus souvent pour moi est : c’est quoi le niveau d’autisme de ton enfant. Ou, encore, on me dit : Antoine c’est plus sévère qu’Éliane non?

Lors de ma rencontre avec la psychologue pour l’évaluation d’Éliane on en a parlé de ça. Je ne peux pas nommer la psychologue en question car je n’ai pas sa permission mais c’est pas tant important puisque je vous encourage toujours à faire vos propres recherches parce que je suis pas du tout une experte sur le sujet. Presque, mais pas experte. Bref, elle m'a confirmé ce que je pensais.

Il n’y a pas de niveau de gravité d’autisme. Tu es autiste point. Il n’y a pas de léger ou sévère. Oui, on reçoit un niveau entre 1 et 3 mais ce n’est pas un niveau de gravité mais de besoin de soutient. Les organismes se réfèrent à ce niveau de besoin de soutient pour savoir vers quel département le dossier ira. Donc, un enfant qui peut avoir tous les stéréotypes d’un enfant autiste peut ne pas avoir besoin d’autant de soutient qu’un enfant de qui on pourrait dire que ‘’ça paraît pas’’

Exemple : J’ai beaucoup moins besoin d’aide avec Antoine qui, aux yeux des gens, a l’air ben plus autiste qu’Éliane qui elle, me demande vraiment plus de jus. La preuve est que je n’ai plus besoin des services du CRDI pour Antoine mais j’appel souvent pour de l’aide avec Éliane. Ce qui peut donner une impression de gravité, selon moi, sont les troubles associés. Donc, oui un enfant autiste avec, disons, une déficience intellectuelle ou un problème de santé grave peut avoir l’air plus ‘’atteint’’, mais c’est pas ça en fait.

Non ce n’est pas une question de gravité ou de lourdeur. C’est une question de besoins. Chaque individus est unique, a sa propre personnalité et ses propres besoins que tu sois autiste ou non. Ces besoins peuvent sembler plus criants chez les personnes autistes parce que oui, leur cerveau traite l’information différemment et on va se le dire, le fonctionnement de la société est basé sur une compréhension du monde en tant que neurotypique (la majorité des gens sont ce qu’on appel neurotypique…donc plate).

L’autisme est une neurodivergence, non une maladie ou un trouble à corriger, mais plutôt un fonctionnement cognitif qu’on devrait chercher à comprendre mieux pour mieux répondre aux besoins de la personne tout comme on se dit pas d’un enfant neurotypique : ‘’ ha! Lui il est un peu neurotypique, c’est moins grave comme neurotypie que l’autre là’’.

Est-ce que ça fait du sens? Est-ce qu’on peut maintenant arrêter de demander aux parents d’enfants autistes la gravité de l’autisme de leur enfant mais plutôt leur demander quels sont les besoins de ceux-ci?

En espérant vous en avoir appris un peu plus mes belles étoiles!

Brillez de votre unicité!

Maman Bleue

Laisser un commentaire